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Un garçon d’Italie
| Auteur | Philippe BESSON | La note de ThD | |
| 09/10 | |||
| Pays | France | ||
| Première parution | 2003 | |
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| Éditeur | Julliard | ||
| Lu | Août 2003 |
Un énorme coup de cœur. Pour la quatrième fois, on retrouve l’univers de Philippe Besson. Pour la quatrième fois, on se laisse envahir par cette langue et ces sentiments. Pour la quatrième fois, on dévore le roman en attendant déjà le prochain.
"Un garçon d’Italie", c’est un roman à trois voix. Chacun prend la parole avant de la passer au suivant, et ainsi de suite à tour de rôle. Il y a d’abord Luca. Luca a vingt-neuf ans, issu d’une grande famille florentine. Luca ne peut plus bouger et plus rien dire. Il ne peut qu’assister à ce qui se passe autour de lui. Luca vient d’être retrouvé noyé dans les eaux de l’Arno (quoi de plus beau tout de même que de mourir dans l’Arno ?). Ensuite il y a Anna. L’amie de Luca. Qui n’arrive pas à encaisser ce drame, pour qui Luca demeurera un mystère, plus grand encore que ce qu’elle croyait jusque là. Et enfin il y a Leo. Leo, vingt ans, qui vend son corps à la gare Santa Maria Novella. Leo, l’amant de Luca, dont il n’apprendra la mort que par les journaux.
Comme dans ses trois romans précédents, Philippe Besson nous offre de superbes personnages dont la vie a basculé. Dans une langue superbe, il nous fait pénétrer au plus profond de leur intimité, de leurs sentiments, de leurs ressentiments, de leurs regrets, de leurs peines. On accroche immédiatement, on voudrait que ça n’ait pas de fin. C’est bien sûr l’un des moments attendus de cette rentrée littéraire (Philippe Besson commence à être sérieusement reconnu). A ne pas manquer.
