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Testament à l’anglaise
| Auteur | Jonathan COE | La note de ThD | |
| 08/10 | |||
| Pays | Grande-Bretagne | ||
| Titre original | What a carve up ! | ||
| Traduction | Jean Pavans | ||
| Première parution | 1994 | ||
| Parution France | 1995 | ||
| Éditeur | Gallimard | ||
| Lu | Juin 1999 - Août 2009 |
Il est très rare que je relise un livre (ça me donne l’impression d’avoir moins de temps pour découvrir d’autres livres, à côté desquels je risque de passer). Mais là, après avoir prêté "Testament à l’anglaise", j’ai eu envie de m’y replonger, dix ans après.
Testament à l’anglaise est et reste un pur roman. Une histoire qui prend le lecteur et ne le lâche plus jusqu’à la dernière ligne. La dernière partie du livre étant particulièrement haletante au fur et à mesure que le dénouement se profile. Testament à l’anglaise, donc, est l’histoire de la famille Winshaw, grande et puissante famille anglaise qui s’impose dans les affaires, les médias, la politique. Rien ne semble pouvoir les arrêter. Le lecteur va donc découvrir un à un chacun des cousins, au travers de petites nouvelles narrant les méfaits des uns et des autres. Car pas un Winshaw ne semble en mesure de rattraper les autres. Chacun avance avec cynisme et détermination, écrasant tous et toutes sur son passage. Entre eux non plus, il n’est pas question de se faire de cadeaux.
Un jour, Michael Owen, écrivain, est contacté par une maison d’édition pour écrire sur la famille Winshaw. Le commanditaire de l’œuvre est Tabitha Winshaw, la vieille tante qu’on a enfermé depuis des années dans un asile, depuis qu’elle a accusé son frère aîné d’avoir fait assassiner l’un de leurs frères, en 1942, en Angleterre. Michael va aller de surprise en surprise lors de son enquête, dans laquelle il sera de plus en plus partie prenante. Car voilà, a-t-il été choisi au hasard ? Et jusqu’où cette aventure va-t-il le mener ? Jusqu’à Winshaw Towers, le vieux manoir de famille, un soir orageux de janvier 1991, alors même que George Bush père lance la première offensive contre Saddam Hussein...
Testament à l’anglaise se révèle une extraordinaire et très drôle chronique de la Grande-Bretagne sous l’ère de Margareth Thatcher. Jonathan Coe décrit avec le plus grand cynisme la révolution opérée par les Conservateurs, dans tous les domaines. Ca fait souvent froid dans le dos. Mais on se régale.
