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Glamorama


Auteur Bret Easton ELLIS La note de ThD
10/10
Pays États-Unis
Titre original Glamorama
Traduction Pierre Guglielmina
Première parution 1998
Parution France 2000
Éditeur Pavillons Robert Laffont .. 10/18
Lu Mars 2003

Ca y est. Je viens de terminer le dernier roman de Bret Easton Ellis, "Glamorama". Un gros pavé de plus de 500 pages, qu’il lui a fallu plus de 5 ans à écrire. Un nouvel objet de polémiques, comme toujours avec BEE, adulé ou détesté, menacé de mort, boycotté.

Lire BEE est toujours une expérience hautement éprouvante. Toujours les mêmes ingrédients : la jeunesse dorée et oisive, les people, le fric, la une des journaux. Et toujours, derrière tout ça, le désarroi, les drogues, le sexe, le viol, la torture.

"Glamorama" ne fait pas exception à la règle. Cette fois, on se ballade dans le monde des happy few, de la mode et du show-biz. Les 200 premières pages passent à un rythme effréné. On suit 24h de la vie de Victor Ward, jeune mannequin, ami des stars, qui sort avec Chloe Byrnes, la star des mannequins. Victor Ward qui s’apprête à ouvrir la dernière boîte branchée de New York. Le style est vraiment haletant, le lecteur est pris dans un flot d’images, entre MTV et Fashion-TV. Basculement vers la page 200. Une croisière transatlantique. Londres. Puis Paris. Le XVIe ou le VIIIe. Les soirées branchées. Un Paris irréel, le Café de Flore détruit par une bombe, la piscine du Ritz empoisonnée, l’IEP bombardé, un attentat manqué aux Tuileries... Il finira son odyssée à Milan, et aura abandonné le milieu de la mode pour celui de la politique !

"Glamorama" est un livre extraordinaire. Attention, il faut être averti avant de lire BEE. Il faut s’attendre aux pires horreurs. De véritables scènes gore, des tortures décrites en gros plan. Des corps déchiquetés. Une très grande violence. Les scènes de cul sont tout aussi crues et particulièrement hot ! L’ensemble est vraiment brillant. Une fois qu’on est rentré dans les romans, on n’en sort plus. Surtout, on n’en sort jamais indemne. 

Pour ceux qui voudraient découvrir cet auteur de très grand talent, je déconseille néanmoins d’attaquer par ses deux romans emblématiques que sont "Glamorama" et "American Psycho", qui risquent de leur paraître vraiment trop hards. Il vaut mieux s’initier progressivement, et commencer par son tout premier roman, d’une noirceur extrême, mais plus supportable, "Moins que zéro". Et, une fois pénétré le monde ellissien, ne surtout plus s’arrêter, y aller jusqu’à l’overdose ; l’expérience en vaut vraiment la peine !!!