Contenu

Paï


 

 

 
Pays Allemagne

Sortie France 17 septembre 2003
Durée 1 h 41
Titre original Whale rider  
   
Réalisateur Niki CARO

La note de ThD

Avec Keisha CASTLE-HUGHES (Paï)

(JPG)

  Rawin PARATENE (Koro)
  Vicky HAUGHTON (Flowers)
  Cliff CURTIS (Porounragi)

A partir d’une vieille légende néo-zélandaise, un très beau film sur la culture maori et le respect des traditions dans le monde d’aujourd’hui.

Selon une très vieille légende, un village maori aurait été fondé il y a des milliers d’années par Païkea, héros sauveur du monde arrivé dans ces terres à dos de baleine. Depuis, le village est toujours dirigé par les descendants de Païkea, chargés de veiller sur la communauté. Le film commence justement à la maternité, où le village attend l’arrivée imminente du nouveau Païkea. Malheureusement, des deux jumeaux qui viennent au monde, seule la petite survit. Son frère tant attendu meurt, de même que sa mère. Koro, son grand-père, seul gardien de la tradition, refuse de reconnaître le bébé : Païkea ne peut être une femme. Le père s’entête, appelle quand même la petite fille Païkea, la confie au village et s’en va oublier son chagrin en Europe.

Douze ans plus tard. Koro dirige toujours le village, mais s’est mis en tête de former tous les jeunes garçons aux rites maori pour découvrir celui qui sera digne de reprendre la direction du village. En vain. Alors même qu’il refuse de voir que Païkea est bien là, et que sa petite-fille a tout du leader attendu...

On oubliera le côté hautement gentillet de l’histoire. Il s’agit en effet avant tout d’une légende, d’un mythe. On se laissera par contre envahir par la beauté des paysages, marins et sous-marins, et par la richesse de la culture maori. Leurs rites et leurs danses sont superbes. C’est certes une culture complètement différente de la nôtre, mais quelle joie (on a hâte qu’ouvre le musée du Quai Branly...). Et le mélange de ces traditions avec notre monde contemporain est toujours fascinant. De très belles scènes donc, qui compense la faiblesse de l’histoire, surtout par comparaison à l’inoubliable Âme des guerriers de Lee Tamahori). Et l’occasion aussi d’en savoir plus sur les baleines, ces gros trucs assez horribles et plutôt repoussants...