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Nos meilleures années - 1ère partie


 

 

 
Pays Italie

Sortie France 9 juillet 2003
Durée 3 h 032
Titre original La meglio gioventu  
   
Réalisateur Marco Tullio GIORDANA

La note de ThD

Avec Alessio BONI (Matteo Carati)

(JPG)

  Luigi Lo CASCIO (Nicola Carati)
  Adriana ASTI (Adriana Carati)
  Sonia BERGAMASCO (Giulia Monfalco)

"Nos meilleures années" était à l’origine un téléfilm de la Rai, finalement sorti sur les grands écrans en deux films de 3h chacun, un peu à la manière des films d’Arte depuis quelques années (à ce sujet, pour ceux qui l’auraient raté au printemps, je rappelle la sortie prochaine au cinéma de "Son frère", l’adaptation par Philippe Chéreau du deuxième roman de Philippe Besson ; Philippe Besson, dont le quatrième roman "Un garçon d’Italie" est sorti aujourd’hui et sur lequel je me suis jeté et que j’ai du mal à arrêter. Mais la rentrée littéraire, c’est un autre sujet...).

"Nos meilleures années", donc, c’est la saga d’une famille italienne depuis le milieu des années 60. Tout commence à Rome, en 1966. Deux frères, Nicola et Matteo, 20 ans, s’apprêtent à partir en vacances avec deux copains, quand leur vie croise Giorgia, une jeune schizophrène qu’ils voudraient sauver des électrochocs, en vain. Leur vie va en être transformée. Nicola s’exile quelque temps en Norvège, et ne retourne en Italie qu’à l’occasion de la grande inondation de Florence. Entre-temps, il est devenu psychiatre, se bat pour de nouvelles méthodes d’internement, est de toutes les luttes de gauche. Matteo, lui, a abandonné ses études de lettres et s’est engagé dans la gendarmerie, n’hésitant pas à donner de la matraque pour faire respecter la loi.

"Nos meilleures années" nous montre l’évolution de ces deux frères et de tous les personnages qui gravitent autour : leurs parents, leurs sœurs, leurs maîtresses et épouses, leurs copains... Au travers de ces deux destins, c’est toute l"histoire de l’Italie qui se joue sous nos yeux, les barricades de 1968, les Brigades rouges, la crise... Les comédiens sont superbes (une mention toute particulière à l’interprète de Matteo, surtout une fois les cheveux coupés). Les images sont particulièrement soignées, la lumière très belle. Les personnages sont attachants, à la manière de ceux d’un long roman qu’on n’a plus envie de quitter. Cette première partie, qui nous mène jusqu’au début des années 80, dure trois heures ; on ne les voit pas passer.

Je ne peux que déplorer que ce film n’ait pas bénéficié de plus de publicité en France. C’est peut-être dû à son format atypique (2 fois 3 heures), plus fréquent dans le passé. "Nos meilleures années" n’est d’ailleurs pas sans rappeler le très beau "1900" de Bernardo Bertolucci, mais sur une autre page de l’histoire italienne.