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La 25ème heure


 

 

 
Pays États-Unis

Sortie France 12 mars 2003
Durée 2 h 12
Titre original The 25th hour  
   
Réalisateur Spike LEE

La note de ThD

Avec Edward NORTON (Monty Brogan)

(JPG)

  Philip SEYMOUR HOFFMAN (Jakob Elinsky)
  Barry PEPPER (Frank Slattery)
  Rosario DAWSON (Naturelle)

En 1979, avec « Manhattan », Woody Allen nous disait son amour pour la Presqu’île, en noir et blanc et au son de Gershwin.

En 2003, Spike Lee filme à nouveau La Grosse Pomme. Une ville encore traumatisée par un certain 11 septembre, où deux immenses lasers bleus s’élèvent plus haut encore que les deux tours qu’ils symbolisent. Spike Lee filme les new-yorkais. Spike Lee filme Ground Zero. Spike Lee nous montre des photos de pompiers « tombés au combat », et même des vidéos d’Oussama ! Il est déjà le seul à oser montrer la blessure encore ouverte.

Mais « La 25ème heure », c’est aussi une histoire, triste, très triste, très très triste. Après « Le Pianiste » la semaine dernière (eh oui, j’ai pas pu m’empêcher d’aller le voir à nouveau), je me suis offert une autre séance de larmes. Monty (Andrew Norton, impec’, comme à son habitude) n’a plus que 24 heures à vivre avant de faire le grand saut. 24 heures pour dire au-revoir à ses amis d’enfance, à son père, à sa fiancée. Le temps avance, mais il ne dit rien. Il prépare son départ. Il se souvient des derniers moments. Il ne se plaint pas, il ne récolte que ce qu’il mérite. Une seule fois il osera se révolter pour dire combien le monde qui l’entoure, ces new-yorkais aux visages multiples, le dégoûtent maintenant qu’il va en être séparé.

2h, c’est peut-être un tout petit peu trop long, mais le film se laisse plus que regarder. Les images sont très belles, le jeu des acteurs très bon, l’histoire prenante. Que demander de plus au cinéma ?