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L’empire de la morale
| Auteur | Christophe DONNER | La note de ThD | |
| 06/10 | |||
| Pays | France | ||
| Première parution | 2002 | |
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| Éditeur | Grasset | ||
| Lu | Avril 2004 |
La famille de Donner, racontée par Donner, une nouvelle fois. L’écrivain n’en finira jamais de régler ses comptes avec les siens. Ici, il commence par sa mère, puis passe à son père, avant de revenir à sa mère. A chaque fois, le même sentiment d’échec. La famille sera définitivement irréconciliable. A chaque fois, Donner verra la vérité et sera incompris.
Tout commence donc avec la mère. La mère et la psychanalyse, qu’elle exerce, sans pour autant la connaître comme pourra la comprendre l’auteur. L’auteur qui débute son récit par ses souvenirs d’institutions psychiatriques pour jeunes surdoués. Psychanalyse et morale peuvent-elles être liées. Donner finira par les considérer comme antinomiques.
La morale peut-elle alors être trouvée du côté du père ? Pas plus. Le père, c’est la lutte communiste, mais un communisme que ce père ne comprendrait pas mieux que la mère ne comprend la psychanalyse. Un père qui refuse de voir le côté fondamentalement assassin du communisme, véritable philosophie de mort qui a pu légitimer les pires génocides. Ici, Donner dérivera sur la figure syphilitique de Lénine, qui expliquera selon lui tout son comportement.
Donner nous fait du Donner. C’est bien écrit, intéressant à lire, mais rien de nouveau par rapport aux récit précédents. Dommage, ça gâche un peu le plaisir...
